Face de Sandra Martinez
Exposition de peintures, dessins, d’une installation du 12/03/2010 au 12/04/2010 au Point Bar 99 rue Championnet 75018 Paris
Sandra Martinez, exerçant les arts plastiques sous le pseudonyme de Sarah Artin’s, est née le 21 avril 1978 à Avignon, Vaucluse, France, fameuse cité du Festival, du pont sur lequel « on y danse on y danse » avec de « beaux messieurs » qui « font comme ça », …, et du Palais des Papes. Ces trois directions spirituelles : scénographie et narrativité, implication corporelle, émotionnelle et sensorielle, direction spirituelle : critique, politique, voire moraliste, se retrouvent étroitement intriquées dans son œuvre qui s’inspire essentiellement de son vécu, et plus particulièrement de ce qui dans la société actuelle, contemporaine, ici et maintenant, au jour le jour ou de manière plus récurrente, instantanément ou de façon plus insidieuse, dans l’évidence ou dans une réelle souffrance, l’impressionne, la questionne, et/ou la trouble.
« Face » n’est donc pas un exercice de virtuosité mimétique, encore moins un académisme tendance, et pas non plus une tentative de « visagéifier » en haute atmosphère le paysage artistique (de son œuvre), bien que d’une certaine façon sa démarche participe de cette troisième approche, de ce troisième niveau d’humanisme, si l’on précise qu’il est baroque et fondamentalement métisse.
Il s’agit d’une série de portraits, représentant des visages, certains célèbres : Daniel Mesguich, Jean-Claude Dreyfuss, des acteurs, elle a mis en scène du théâtre et de la vidéo, ou Marc Dutroux, le criminel belge, qui l’ont marquée profondément car lui laissant à l’observation, après, bien après, d’étranges sentiments, des sensations inaccoutumées, rémanentes, incertaines, fugaces, fuyantes, qu’elle capture et stabilise dans ses images à l’issu d’un rituel plus ou moins appliqué, ou d’une procédure de traduction dans un code visuel qui lui est plus familier, et qu’elle sait mieux interroger, le sien. Cette « visagéité » est atmosphérique, enjouée mais réaliste (figurative), telle que la peint Monsieur Courbet, dans la lumière radieuse ; abstraite et charnelle, telle que la peint Caravage, dans une lumière plus nocturne, plus artificielle, et plus frappante. Cette atmosphère de ces visages réels, rencontrés, la plonge dans une fascination, qui tourne parfois à l’obsession ; c’est elle qui l’inspire, elle et cette autre, leur relation, leur empathie, et leur régime de prise à l’image. Le visage, « face », qui se construit mentalement, produit une distance au modèle, au visage, aux visages, une sorte de recul par rapport au regard qu’elle porte aux visages, à ce visage, à sa vision des visages, à sa vision de ce visage, qui en fait des visages de visages, visage de visages et visages de visages. Nous sommes loin d’un portrait classique. Le modèle existe mentalement, il développe sa forme propre sans référence mimétique au modèle, si l’on fait abstraction des conditions de la « rencontre » qui s’y régénère, et d’une « matériaulogie », contextuelle, comme dans la série Pharmaceutics.
La démarche est contemporaine, inscrite dans un espace/temps, présent, elle suit charnellement l’aventure de ces sensations en elle, elle les porte à une certaine intelligence visuelle, en suivant ses aventures de femme, et de jeune maman, en prise avec la société que l’on connaît. C’est « naturel » en-chez elle. Elle aime observer son paysage mental dans les configurations du Voir, d’Etre vue et de Se Voir Regardée, de Se Voir Regarder, de Ce Voir Regardé, qui se trament dans ses formes plastiques, descriptives. L’image produite est une performance, résultat d’une performance souvent intense, qui la laisse exténuée, mais plus légère. Ces expériences la renforcent, la protègent et parfois l’exorcisent de démons que nous partageons pour beaucoup.
Elle aime aussi observer les réactions des « Regardeurs ». Elle recherche les faces à face(s) au point d’organiser des expositions, pour d’autres artistes, avec d’autres artistes. Elle a fondé dans ce but non exclusif, ArtUnik, (pour le détail de ses activités consultez son profil Face book, ce sera plus simple, et prenez contact avec elle, elle analysera vos propositions), ; car bien entendu il faut vivre, et pour vivre vendre des toiles, et pour les vendre les exposer. Elle investit pour l’instant les lieux des autres : les bars, les caves, les boites, et bientôt, grâce à votre soutient, à sa persévérance, et à son talent, les galeries et Centre d’art, c’est en tout cas ce que je lui souhaite.
Deorts pour www.arti-e-publications.com
|